Reportage de CM2 dans le quartier de l’Hommelet

Ă€ l’Ă©cole Montaigne, la classe de CM2 de Fadila El-Airech a rĂ©alisĂ© une sĂ©rie de panneaux informatifs issus de leurs rencontres avec des acteurs de l’Hommelet : Ă  travers des interviews, des photos lĂ©gendĂ©es et des dessins, ils nous racontent ce quartier de Roubaix.

Les panneaux

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Les interviews

La boulangerie « Dellyssienne »

En quoi consiste votre métier?

Mon métier consiste à préparer le pain comme les baguettes, les pains coupés, les pains complets. On prépare aussi toutes les sortes de pâtisseries. Et on installe sur les étagères toutes les choses utiles pour la maison comme les chips, le sucre, etc.

Depuis combien de temps travaillez-vous Ă  l’Hommelet?

Je travaille ici depuis 2009, ça fait exactement une dizaine d’annĂ©es.

Aimez- vous votre métier et pouquoi ?

J’aime bien mon mĂ©tier parce que si on veut faire bien quelque chose, il faut aimer son mĂ©tier. J’aime beaucoup accueillir les clients. L’accueil, le sourire, le respect sont très importants dans le commerce.

Que pensez-vous du quartier de l’Hommelet?

J’aime le quartier de l’Hommelet et j’aime Roubaix.

Interview réalisée par Sarah Leroux, Amel Khedim, Cira Ba, Svetlana Fauvel et Lihana Godon.

La Maison de la PĂŞche et de la Nature

Quelles activités proposez-vous à la maison de la pêche ?

François Loth : On propose pleins d’activitĂ©s diffĂ©rentes. On peut proposer des activitĂ©s avec l’eau : parler des petites bĂŞtes qui vivent sous l’eau, parler de l’eau et de toutes les bonnes choses que l’eau peut nous apporter.  On a aussi des activitĂ©s sur la nature : on s’intĂ©resse aux oiseaux, aux amphibiens, aux insectes, aux arthropodes, aux vers. Si une classe ou un centre aĂ©rĂ© a besoin d’une balade en forĂŞt ou une journĂ©e de pĂŞche, ils nous appellent et nous venons avec le matĂ©riel pour faire l’activitĂ©. Il y a aussi d’autres personnes qui travaillent Ă  la maison de la pĂŞche et de la nature : dans les laboratoires pour analyser l’eau, pour savoir si elle est de bonne qualitĂ©. On contrĂ´le aussi les pĂŞcheurs, on relève les infractions. On organise enfin des concours de pĂŞche.

Quel est votre rĂ´le dans l’association ?

On sert de lien entre le jeune public et les activitĂ©s de manière gĂ©nĂ©rale qui touchent Ă  l’environnement. On sensibilise le public pour le respect de l’environnement, les dĂ©chets. Notre rĂ´le c’est de faire passer le message de respect de la vie.

Comment fait-on pour s’inscrire aux activitĂ©s ?

Il y a plusieurs solutions : par le site internet oĂą vous pouvez trouver pleins d’informations. On a aussi des publications papiers avec toutes nos actions, nos animations. Vous pouvez Ă©galement vous procurer le catalogue. On peut nous contacter par mail ou par tĂ©lĂ©phone. On prĂ©voit un rendez – vous et ensuite on prĂ©pare les activitĂ©s en fonction du public qu’on peut accueillir. On vous accueille du lundi au vendredi de 9h Ă  17h.

Quelles espèces de poissons peut-on trouver dans le canal ?

On trouve deux grandes catĂ©gories de poissons : il y a les poissons qui ne mangent pas d’autres poissons. On en compte une douzaine dans le canal de Roubaix. Il y a le gardon (le plus frĂ©quent), la brème bordelière, la brème commune, la tanche (qui est vert bouteille avec un petit Ĺ“il rouge) et la carpe qui peut dĂ©passer les vingt kilogrammes. On a aussi des loches, des grĂ©milles qui sont de très gros poissons.

Puis, on a les poissons carnassiers qui ont des dents et qui mangent d’autres poissons : il y a la perche (avec des rayures orange-rouge et des petites dents). On a aussi des poissons plus discrets qui se nourrissent la nuit comme le sandre ou le grand brochet qui a 700 dents tranchantes. Et enfin, on trouve depuis quelques temps dans le canal le silure, un poisson-chat gĂ©ant. Il peut mesurer plus de deux mètres. Mais il reste assez rare.

Interview réalisée par Iosif Spiridon, Khalil Al Naasan, Mohamed El Hamlili, Lidori Kago, Amadou Danfa et Ricardo Tessaro.

Le Jardin Chrolophylle

Quel est votre rôle dans le Jardin Chlorophylle ?

J’ai plusieurs rĂ´le ici. Je m’occupe de l’administratif, comme secrĂ©taire ou agent d’accueil. Je m’occupe aussi des animations avec les familles les mercredis après-midis. Je suis un peu polyvalente c’est-Ă -dire que je fais pleins de choses diffĂ©rentes.

Quelles sont les activités que vous proposez dans le jardin ?

C’est un peu vaste. On propose tout ce qui a un rapport avec la nature, l’environnement, etc. : avec les familles, nous faisons beaucoup de choses en lien avec l’art et la nature, nous faisons la cuisine avec des Ă©lĂ©ments naturels (avec des orties, on peut faire une soupe). Et avec les Ă©coles, on propose des activitĂ©s autour des oiseaux, des insectes, … tout ce qui touche Ă  l’environnement.

Comment s’inscrit-on aux diffĂ©rentes activitĂ©s ?

On nous contacte par tĂ©lĂ©phone ou par mail .Nous avons une liste d’adhĂ©rents et dès qu’il y a des activitĂ©s de prĂ©vu, on leur envoie un message pour leur donner le programme.

Depuis combien de temps travaillez-vous ici ?

Je travaille ici depuis presque deux ans.

Aimez-vous cet endroit et pourquoi ?

Oui, j’aime cet endroit parce que la nature m’intĂ©resse (Ă  part les insectes). Sinon l’endroit est très agrĂ©able et je me sens bien ici.

Interview réalisée par Sihem Chebab, Aya Ghouila, Zohra Brahimi, Khalissa Amoura et Nasrine Toumi.

Le Centre social de l’Hommelet

Depuis combien de temps travaillez-vous au centre social et quel est votre rôle ?

Bernard Gerardot : Je travaille au centre social depuis 1987, donc depuis 30 ans. J’ai commencĂ© comme animateur : je proposais des activitĂ©s pour les enfant. Puis j’ai acquis des compĂ©tences et je suis devenu responsable de pĂ´le de centres d’activitĂ©s : j’avais des collègues qui Ă©taient sous mon autoritĂ©. Je suis devenu ensuite coordinateur : je gĂ©rais un ensemble de pĂ´les et d’activitĂ©s que le centre social proposait. En tant que responsable, j’ai Ă  peu près une soixantaine de personnes sous mes ordres. Ensemble, on organise le travail, je leur dis ce qu’ils doivent faire et pourquoi ils doivent le faire. A la fin, on fait une Ă©valuation : la personne explique ce qu’elle a rĂ©ussi ou non, qu’elles ont Ă©tĂ© les dfficultĂ©s et on trouve des solutions ensemble. Donc on avance ensemble.

Quelles activités proposez-vous centre social ?

On commence par la petite enfance donc les bĂ©bĂ©s. On accueille les bĂ©bĂ©s Ă  partir de 3 mois jusque 4ans. On leur apprend Ă  grandir, Ă  ĂŞtre autonome, Ă  ĂŞtre propre. On les accueille dans un local avec des dortoirs car les bĂ©bĂ©s ont besoin de beaucoup de sommeil. C’est une sorte de garderie ou de crèche. On les prĂ©pare pour l’Ă©cole maternelle. Ensuite, on accueille les enfants de 6 ans Ă  12 ans dans le cadre des centres de vacances. Pendant les vacances scolaires, vous pouvez participer Ă  plusieurs activitĂ©s comme la piscine, le cinĂ©ma, le bowling, etc. Il y a aussi des projets avec des partenaires autour des arts plastiques, de la mĂ©diathèque.

Le 3ème pĂ´le est celui des adolescents de 12 Ă  17 ans. Avec eux, on travaille surtout Ă  partir de projets (comme le projet citoyen pour aider les personnes les plus dĂ©munies). On peut aussi proposer des loisirs comme la patinoire, les parcs d’attractions, le karting, etc. On propose Ă©galement le soutien scolaire le lundi et le vendredi. Donc lĂ , on travaille avec les Ă©coles. On aide les enfants Ă  mieux concevoir leur scolaritĂ©, on leur explique comment on travaille.

Enfin, on accueille des adultes Ă  partir de 18 ans. On les accueille sur diffĂ©rents domaines : des personnes très fragiles qui n’ont pas de travail, qui ont des problèmes de logement. Notre rĂ´le est de les accueillir et de les aider. Et pour les familles, on propose des sorties familiales. Le centre social nĂ©gocie les prix et cela permet aux familles de sortir ailleurs que dans le quartier, d’aller Ă  d’autres endroits pour des prix raisonnables.

Que pensez-vous du quartier de l’Hommelet ?

Il y a eu de grosses Ă©volutions. En 1987, il y avait des problèmes de drogue, des problèmes entre les jeunes avec des bandes qui se crĂ©aient. Entre temps, beaucoup de structures comme le centre social sont apparues. Il y a eu les commerces, la mairie de quartier, le comitĂ© de quartier. Il y a eu aussi beaucoup d’associations qui ont travaillĂ© avec les habitants. Et grâce Ă  eux et aux habitants, l’image du quartier s’est amĂ©liorĂ©e.

Interview réalisée par Lalo Jadama-Makalo, Seven Marlair, Rayan Hamadache, Adam Teggar et Ali Bellache.

L’Ă©cole maternelle Paul-ValĂ©ry

En quoi consiste votre métier ?

Madame Caron : J’ai plusieurs mĂ©tiers dans l’Ă©cole :  je suis directrice, ça veut dire que j’organise la vie de l’Ă©cole tous les jours. Je dois faire en sorte que tout se passe bien, que je puisse rĂ©pondre aux questions des parents, et que les enseignants et les ATSEM travaillent au mieux dans l’Ă©cole .Je suis aussi une enseignante c’est-Ă -dire que je fais classe. Et depuis deux ans, je suis Ă©galement formatrice, donc j’apprends Ă  des jeunes enseignants qui dĂ©butent, je leur apprends Ă  devenir enseignant.

Qu’est ce qu’une ATSEM ?

Les ATSEM de l’Ă©cole Paul ValĂ©ry sont Pascaline et Fabienne .Elles s’occupent du bien-ĂŞtre des Ă©lèves : elle les accompagnent aux toilettes, elles les emmènent Ă  la cantine, elles s’occupent d’eux quand ils dorment. Elles font aussi le mĂ©nage dans l’Ă©cole. Les Ă©lèves viennent Ă  l’Ă©cole pour travailler mais il faut aussi qu’ils soient bien dans leur corps.

Combien y a-t-il de classes dans l’Ă©cole ?

Il y a quatre classes : une classe de TPS-PS (toute petite section – petite section), deux classes de PS-MS (moyenne section) et une classe de GS (grande section). Il y a donc quatre classes mais six enseignants : comme je suis directrice et formatrice, je travaille avec une autre maitresse. Et il y a deux autres collègues qui ne sont pas là tous les jours.

Combien y a-t-il d’Ă©lèves par classe ?

En ce moment, il y a entre 23 et 24 Ă©lèves par classe. Mais ça bouge beaucoup car il y a des Ă©lèves qui arrivent et d’autres qui repartent.

Et vous, quelle classe faites vous ?

J’ai la classe de grande section le lundi et le jeudi. Mais je ne suis que deux jours avec eux. Il y a un autre jour oĂą je suis directrice et un autre jour oĂą je suis formatrice.

Donc si vous ĂŞtes maitresse, vous n’ĂŞtes plus directrice ?

Ça c’est une bonne question. Quand je suis maitresse, je reste quand mĂŞme directrice, il n’y a personne qui prend ma place. Je suis juste Ă  des endroits diffĂ©rents. S’il y a un problème urgent, j’appelle quelqu’un pour s’occuper de mes Ă©lĂ©ves. Par contre, quand je suis formatrice, je ne suis pas Ă  l’Ă©cole : mes collègues m’appellent par tĂ©lĂ©phone et je viens si c’est vraiment grave. Sinon, je leur explique ce qu’il faut faire. Mais je reste directrice du lundi au vendredi.

Faites-vous beaucoup de sorties ?

Nous sommes allĂ©s trois fois au musĂ©e depuis le dĂ©but d’annĂ©e et une fois au cinĂ©ma avec le projet Ecole et cinĂ©ma. Nous allons encore retourner au cinĂ©ma. Nous irons aussi au conservatoire et Ă  un spectacle de danse serbe. On fera sept Ă  huit sorties dans l’annĂ©e.

Depuis combien de temps faites-vous ce métier ?

Je suis directrice et enseignante de l’Ă©cole Paul ValĂ©ry depuis 7 ans.

Aimez–vous votre métier et pourquoi ?

J’aime beaucoup mon mĂ©tier, ça c’est sĂ»r. Je fais pleins de choses, c’est variĂ©. J’aime beaucoup travailler avec les enfants et j’aime beaucoup enseigner en maternelle. J’aime aussi travailler avec les parents, pouvoir ĂŞtre disponible pour eux, rĂ©pondre Ă  leurs questions, les rassurer.

Que pensez-vous du quartier de l’Hommelet ?

Ça me plaît de travailler dans ce quartier. On travaille, on fait des projets avec les parents, les associations et tout se passe très bien. Il y a beaucoup de familles qui habitent dans le quartier et on a de très bonnes relations.

Interview réalisée par Léa Nunes-Neto, Julie Kong, Séréna Amara et Ibtissam El Harroudi.

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